Championnat de France de KiteSurf à Dunkerque
Publié le 2 août 2011 | pas de réaction
Salut à toi amis visiteurs,
Dernièrement j’ai participé (en tant que bénévole) au championnat de France de KiteSurf. Rien à voir avec l’antarctique mais j’avais amené ma caméra. Et donc j’en est profité pour laisser ma caméra à Emeric et Benoit. Ils m’ont fait quelques images que j’ai monté. J’espère malgré tous que tu aimeras ce petit montage. Sinon pour donner quelques nouvelles, je suis toujours occupé à monter un film d’hivernage dont une ébauche devrait être fini vers la fin de l’été. Le thème ? On en reparlera ! Pour l’instant regarde les vidéos de Kiteur qui font des trucs de malades avec leur cerf-volant !
Championnat de france de Kite surf à Dunkerque from Baptiste DENAEYER on Vimeo.
Parce que je l’ai pas mis dans le générique: la musique est de Nasaj Thing – Lords. Je te conseil d’écouter l’artiste, il vaut le détour.
Enjoy !
Danse sur glace
Publié le 10 juin 2011 | pas de réaction
Après Danse sur le lion voici Danse sur glace. Enjoy …
Danse sur glace from Baptiste DENAEYER on Vimeo.
Pre-Ach
Publié le 23 mai 2011 | 2 réactions
Vous l’attendiez, la voilà ! Une nouvelle vidéo de ce fabuleux continent. Je suis rentré je reprends les choses en main ! N’hésitez pas à y laisser vos impressions. D’autres vidéos vont suivre chaque semaine …
Pre-Ach from Baptiste DENAEYER on Vimeo.
D’autres vidéos à venir …
Retour en france/belgique …
Publié le 23 mai 2011 | pas de réaction
Cher Canada,
J’ai passé de très bon moment avec toi. Je t’ai connu dans une grande partie de tes Etats, mais le Yukon reste pour moi un moment unique. J’ai adoré la Dempster Highway, Darwin, etc … Un brin de solitude avant de revenir dans mon pays natal.
Durant cette expérience de 3 mois j’ai beaucoup voyagé. J’ai rencontré tout un tas de monde avec qui j’ai pu avoir des discussions passionnantes. J’ai rencontré (presque) toute ma famille dans des pays étranger.
Maintenant Canada, je suis de retour chez moi. Je renais, je redécouvre mon pays comme je ne l’avais jamais vu. Tu sais très bien que tu me manques déjà. Mais je reviendrais sans doute te visiter.
A Bientôt
Baptiste
PS: T’inquiète pas Inde, ne soit pas jaloux, il faut que je revienne te voir aussi !

Moi au cercle Arctique
Cher Lecteur, une video de l’antarctique suis cet article …
Au milieu du voyage retour …
Publié le 30 mars 2011 | 10 réactions
21h00 Prêt du Taj Mahal, la guest house s’appelle Young guest house
Cher visiteur,
Cette après midi, j’ai reçu un commentaire d’une Canadienne. Je n’avais pas réécris depuis un moment. C’est une habitude …
Une fan (comme elle se décrit) Canadienne…
J’avais, il y a quelques années, quand j’étais dans ma période « recherche de moi-même », dessiné une BD. Elle me représentait en train de trouver une idée super géniale me permettant, éventuellement, d’atteindre le MOJO ultime. J’avais imaginé toutes les conséquences que cette idée mega trop bien aurait impliquées. Malheureusement, dans la dernière case, j’avais perdu l’idée.
On the road again …
Merci à toi MARINE. Tu as illuminé ma journée.
Si vous êtes une de ces personnes qui me demandent régulièrement des news (une grosse partie des visiteurs) vous serez aussi contenté par cet article. Si dans le cas ou vous vous demandez pourquoi la requête d’une canadienne inconnue est plus rapide que la votre ; Proche ! Alors vous ne me connaissez pas assez …
Mon dernier message date de l’Astrolabe. Alors reprenons !
Arrivé au port d’Hobart. Super arrivé avec les campagnards d’été. Un peu déçu par l’odeur d’eucalyptus que l’on croyait plus forte. Ca faisait pourtant partit du package … Mais croyez moi, on a bien fété ça ! Tavernier, on se reverra dans le Ch’Nord !
1 Semaine en Tasmanie. Le temps entre hivernant de se dire au revoir. Anne-Claire (une campagnarde) nous accompagnai. A Bruni Island, super ballades, superbe plages, Barbecue avec les Australiens du Bateau, … Tous simplement excellents. Hot Dog improvisé avec Anne-Claire. Merci les potes, c’était sympas.
2 Semaines en Nouvelles Zélande. J’y ai rejoint FX, un pote de l’ENSEIRB. Nous y avons loué un Van ensemble. 3 premiers jours dans le nord de l’île. Voiture et monté des volcans. Les paysages sont vraiment magnifiques et coloré ! 1 semaine dans le sud de l’ile. Montagne, glacier, Kanoe avec les manchots et les phoques. Magnifique ! 3 jours moins drôle mais toujours sympas à remonter vers Auckland.
3 semaines en Australie. 1 semaine à Sydney. Le temps pour moi que je me prépare à l’Inde demande de Visa et visite de la ville. Merci Keith et Sylvie ! FX part malheureusement… Direction, Broken Hill en train et bus. Total du trajet 14 heures. J’ai fais du couch surfing chez une famille super. Le père promène ses deux chiens avec deux bières (une part chien) à l’intérieur de son 4×4. Il me fait visiter le désert par la même occasion. Après 4 nuits, direction Adélaïde. Déposé par la Mère de famille 300km plus loin dans une ville voisine (Australiennement parlant), j’y passe une nuit avant de reprendre la route avec le pousse. Après quelques galères (le temps de reprendre des marques), j’arrive à Adélaïde avec un Camion. Merci aux quelques français que j’y ai croisé là bas. 2 jours après direction Melbourne pour un trip de 3 jours le long de la Great Ocean Road. Un incontournable m’a-t-on dit. Super couché de soleil et un GO(Lith) plutôt sympas. 3 nuits à Melbourne, le temps de découvrir la ville et retour sur Sydney. Ca y est je peu partir en Inde j’ai mon VISA. J’espère que tu t’es enfin bougé le derrière Francisco ! Sinon, Facebook Kick Ass !
Départ pour l’Inde le 20 Mars. Choc totale. J’avais passé le cap de l’Australie sans trop de difficulté. Sortit d’Antarctique j’avais repris mes marques de voyageur amateur assez facilement. Arrivé sur Bombay, à la descente de l’avion je découvre des odeurs de bois brulé, l’atmosphère est chargée en particules. A la sortis de l’aéroport, je discerne à peine les gens qui attendent en masse derrière les barrières tant l’atmosphère est embrumée. Je me fais harponner rapidement par un attrape touriste qui voie ma tête tourner dans tous les sens. Il me propose un Taxi et un hotel. Génial ! J’ai besoin d’un Hotel et accessoirement d’un moyen de transport. Le mec est sympas, il me parle de ce que font ses enfants, je ne me méfie pas. Arrivé à l’hotel, dans une rue que les australiens qualifierai de lugubre, le réceptionniste m’annonce que je vais devoir payer 6500 Roupis (100 euros) la nuit. Malgrès mon état de fatigue, j’essais de négocier tout en réalisant que je vais certainement me faire couilloner. Je lui annonce que je n’ai même pas eu le temps de retirer un seul Roupis. Il comprend et me dit en souriant : « No problam » je pourrai toujours payer demain 4500 Roupis. Je ne comprends rien, il est 3 heures du matin, je vais me coucher dans une chambre ou tout est nouveau pour moi. Un peu fébrile, je suis perdu.
Le lendemain je reprends du poil de la bête. Je fais le vide de toutes mes pensées noires et je fonce à la réception. Je dois retrouver Julie (ma soeur) ce jour là. Il faut que je trouve comment la rejoindre dans un hotel que je ne connais pas, dans un pays que je ne connais pas, avec des moyens que je connais très bien maintenant, l’argent ! Malgré qu’il m’arnaque, les gérants de l’hotel sont sympas. On parle même de religion. Sur le chemin du distributeur de billet, accompagné par un garçon de 14 ans qui travaille à l’hotel, des gens me mettent de la couleur sur le front en me disant des mots que je ne comprends pas. « Happy Holy ! » Ah … Durant mon attente, des enfants s’amusent à se jeter des couleurs et de l’eau, dans une rue entourée de poubelle et de bâtiments détruis/non terminée. Scène apocalyptiquement joyeuse que je regarde les yeux grands ouverts. Après d’autre négociation, je trouve un Taxi qui m’emmène sur le chemin du point de rendez vous. Sur la route, je commence à découvrir les rues que je n’avais pas pu apercevoir la nuit dernière. Le taxi va beaucoup trop vite, je n’ai pas le temps d’assimiler toutes ces personnes, ces voitures dans tous les sens, ces sons, cette conduite. Mais ! Il double par la gauche ! Une fille porte une jarre … Mais que fait cette femme ? Des maisons faites de tôle … Joli le turban ! Tiens des trottoirs. Les immeubles sont plus grands d’un coup. Le chauffeur s’arrête, je trouve le point l’hotel en question. Ouf, la montagne n’était pas si difficile à gravir.
Plus confiant, la deuxième chambre en Inde ne m’a couté que 1200 Roupis annoncé par Julie quelques jours auparavant. Je reprends mon souffle quelques instant, avant de décider d’aller faire un tour dans la ville. Ayant consulté le guide, je marche droit vers la mer, elle me rassure. Sur le trottoir un homme vêtu de blanc veut me serrer la main. Deuxième erreur. Je dois rester sur mes gardes. L’homme ne veut pas la lâcher. Il me tend des bonbons qu’il me demande d’avaler, me passe de la ficelle autour de mon poignée et récite des paroles que je comprends être un texte religieux. A ce moment, je me dis : « Cool ma journée va être Bénis ». Après que l’homme en blanc me dise: « Donation ! » je comprends qu’il n’en est rien. Il doit avoir un dont de télépathie. Je lui fait comprendre que je n’ai pas d’argent. Cette fois je me sortirai de cette impasse. Je reprends mon chemin le long de la mer et je croise un groupe de jeunes Indiens qui me mettent plein de couleur sur la figure. Je sympathise et me demandent de les rejoindre. J’accepte volontiers. Un peu de compagnie me fera du bien. J’ai remarqué que tous les regards me dévisagent. Je ne suis pas chez moi, j’en ai pas l’habitude et cela me rend mal à l’aise. Je les suis et discute un peu avec eux. On retrouve sur la plage des enfants en train de fêter Holy. Des inconnus veulent des photos d’eux avec moi. J’accepte. Je ne comprends pas l’engouement que je crée juste par ma présence. Toute cette agitation autour de moi … Mes camarades me propose une glace, j’hésite mais je ne peux pas vraiment refuser, il me l’offre. Excellente. Pourvu que je ne sois pas malade. Sur le chemin du retour, j’ai plein de couleur dans les cheveux, le visage et les vêtements. Je marche d’un air enjoué en disant « Happy Holy » à tous les Indiens que je croise. Sur la route de l’Hotel je croise, totalement par hasard, Julie et Bertrand que je n’ai pas quitté jusqu’à ce jour.
Depuis, il y a eu Bundi, Jaipur et le Taj Mahal. Le tous en 4×4. A ce stade je ne peux pas vraiment dire si j’aime ou déteste ce pays. Dans tous les cas, il nous oblige à vivre l’instant car il sera différent du suivant.
Depuis que j’ai retrouvé Julie et Bertrand, j’ai compris que la vie des autres n’était pas sur pause. Je retrouve peu à peu l’accoutumance à la vie tel que je l’avais laissé. Je me reintègre doucement, même si l’Inde en est un cours express.
Voilà pour les dernières nouvelles cher lecteur. J’espère qu’elles te procurerons une certaines satisfaction. Pour ce qui est des vidéos, elles arrivent. Baptiste (mon beauf, pas moi) s’en occupe. Lui aussi à une vie. Merci à toi !
- EDIT 30/03/2011 -
Bien que l’inde soit très attractif pour les voyageurs, je le déconseille au retour d’antarctique. Je gère mal le monde, le bruit et la chaleur qui me donne des maux de têtes assez régulièrement. Je pense moins en profiter comme il le faudrait. Le besoin de calme se fait sentir plus régulièrement qu’en Australie par exemple. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, je part vers Dharam Sala qui est une ville dans les montagnes pour y faire un trek. Quittant par la même occasion ma sœur Julie et Bertrand dont les retrouvailles étaient trop courtes et très particulière !
-A suivre-
PS : Au fait, MARINE, je serais bientôt au Canada du 10 Mars au 15 Avril, tu fais quoi dans ces dates là ?
PPS : On ne se refait pas hivernant …
- Départ/Commencement -
Publié le 1 février 2011 | 2 réactions
Ca y est, c’est le grand départ, j’écris ces quelques lignes sur le
bateau. Je viens de mettre mon patch contre le mal de mer. Le bateau ne
gite pas beaucoup pour le moment
Un an que nous parlons de ce bateau, un an que nous parlons des
impressions que nous allons ressentir une fois partis. Une aventure
qu’il me plait de croire que j’en ai plus parlé que vécu tant chaques
évènements de notre vie d’hivernant créa à chaque fois un choc
émotionel.
Bientôt je reverrai mes proches. Comme les campagnards d’été, présent
aussi l’année dernière, ils me demanderont « Alors c’était comment ? ».
Une question qui me semblera stupide, comment décrire un an en quelques
phrases ? Mais pourtant au combien necessaire pour renouer le contact.
La déshabitude de ne plus se voir nous bloquera tout d’abord dans notre
discussion. Puis nous nous redécouvrirons. Comme si nous étions à
nouveau étranger l’un pour l’autre. Une petite appréhension que l’autre
est trop changé pour qu’on ne puisse plus lui parler comme on le faisait
« avant ». Et enfin à force d’échange, on se réhabitue à l’autre, on l’a
redécouvert.
Le fait est que je ne vous raconterai pas ici tous le retard
d’article que certains ont plaisir à me reprocher. Si vous voulez en
savoir plus, il suffit de m’en parler. Mais, lors de notre discussion
gardez ceci à l’esprit: Vous n’arriverez pas à comprendre toute les
subtilités qu’un hivernage peut causer chez quelqu’un.
C’est donc au bout de cette expérience que je fais mes adieux à la terre
adèlie et le continent Antarctique, si mythique à nos yeux. Le temps
d’un passage, tu m’en as beaucoup appris, je t’en remercie.
Si toi lecteur, tu veux savoir ce que je ferais après, garde le lien de
ce site dans tes favoris et reviens faire un tour dans quelques semaines
pour voir certaines vidéos de mon hivernage et te tenir au courant (si
tu le souhaite) de la suite.
Le temps lent passant rapidement
Publié le 18 octobre 2010 | 2 réactions
Dernièrement je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles à mes proches. Et donc encore moins sur ce Blog. Il y a plusieurs raison à cela. La première, la plus évidente est que j’étais (pré)occupé, mais je reviendrais sur ce sujet. La seconde est moins évidente, elle concerne la routine qui s’est installé. Nous en concevons tous notre propre vision. Une sorte d’occupation de notre temps avec des activités que l’on a l’habitude, l’envie ou la nécessité de pratiquer. Quand on arrive dans un nouveau lieu il y a toujours un temps d’adaptation, plus ou moins long suivant les personnes (et le lieu).
Les derniers mois je les ai vécus dans ma routine. Effectuant toujours les mêmes activités: montage, lecture, radio, mesure, leçon de cuisine, ballades … A travers ce processus, j’ai l’impression d’être chez moi, je me suis approprié l’ile des pétrels, les icebergs qui nous entourent, les manchots qui sont comme des voisins à qui l’on va rendre visite de temps en temps, la banquise devient notre terrain de jeu. Le matin je me lève, j’ai la tête dans le brouillard comme chaque matin, fait-il beau ? Je regarde rapidement vers l’horizon, le paysage est magnifique, depuis la dernière tempête, il a encore changé. Teinté de blanc, de bleu, et si je me lève assez tôt, d’orange. Je suis émerveillé. L’image me fait oublier le froid que le réveille supporte mal.
Ce matin, des rafales soulèvent la neige, on ne voit pas à plus de dix mètres. Pour sortir, Je vais avoir besoin de courage. La congère en sortant du dortoir est plus grande que moi. Des âmes bienveillantes ont pensé à mettre une corde pour gravir ce nouveau mont formé en une nuit. La neige n’est pas tassée sous mes pieds, je perd l’équilibre facilement. Le vent fouette la neige sur mon visage, mon front descend en température à mesure que les secondes s’écoulent. Pourquoi n’ai-je pas mis de bonnet ? Je m’enfonce jusqu’aux genoux, et sort mes pieds à grand peine du sable blanc. Certain y sont resté coincé. Sortit de la congère, je parcours le reste du chemin, vierge de neige, en courant. J’ouvre la porte du séjour les yeux plissés, le vent fait encore effet. Je viens de parcourir vingt mètres, réveillé de force par ses conditions particulières, content de les avoir affrontées.
A mesure que je m’enracine sur la base, je prend conscience de la chance de pouvoir vivre ces petits évènements qui forment notre hivernage dans son ensemble. Malgré la nature figé du paysage – rappelons que la température moyenne est de -11 degrés Celsius– les couleurs et formes varient de manière sensible. La nature, cet artiste, ne connait pas la peur de la page blanche. Sa maitrise des éléments, peu nombreux, nous invite à la copier afin que nous apprenions à composer qu’importe le moyen fussent-ils petit.
Jusqu’ici, j’ai eu beaucoup de temps pour moi pouvant me donner tous le loisir de créer, de réfléchir, de planifier. Nous avons participer, sur mon initiative à la réalisation d’un film en 48 heures pour le festival antarctique organisé par Mc Murdo. Ce fût une expérience vraiment intéressante. Je me suis attelé à organiser chaque étapes du film afin que chacun puisse y participer. Ce fût pratiquement le cas, 20 personnes sur 26 ont pris part de prêt ou de la loin à cette réalisation. Vous avez sans doute pu visualiser la version définitive. Nous avons reçu des encouragement de beaucoup de personnes et je remercie tous les gens qui nous ont soutenus. Malheureusement vous avez sans doute appris aussi que nous n’avons pas obtenu de prix. La nouvelle est d’autant plus rageante que nous ne pouvons pas juger des films concurrent, la connexion internet étant trop faible (et onéreuse surtout …). Malgré ma déception (cela explique les raisons pour lesquels j’en ai pas parlé jusque ici), je suis fier du résultat et je garderai cet expérience comme un passage très enrichissant de l’hivernage.
En parallèle, je réalisé un film sur l’écologie à Dumont D’Urville. J’ai passé trois mois à élaborer ce film d’une quarantaine de minute. C’est mon deuxième ‘gros’ projet, le premier étant Naïf. Avec ce projet, j’ai expérimenté, utilisé des outils que j’ai découvert en hivernage, essayé de m’aventurer sur des chemins que je ne connaissait pas encore. J’ai voulu pousser les limites sur ce montage. Mais je n’en parlerais pas plus, ceci fait partit de mes projets.
Mes co-hivernants, je crois, se sont habitués à mon rythme. Le dernier événement en date été la 200éme de l’émission quotidienne diffusé sur Skuarock. Nous étions six à l’organiser, incluant entre autre un quizz sur l’antarctique. Cette fois l’émission était en direct du salon, permettant une meilleur interaction avec le public. Autant dire que pour moi cette situation sur base est idéale. J’ai du temps et un public …
Huit mois ont passés. Il ne reste un peu moins de deux mois avant que le premier bateau n’arrive. Pour certain, l’hivernage est quasiment fini. Pour ma part, c’est un peu vrai. Je rêve de retour de bateau, de mes proches , je rêve aussi que je rentre en France. Mais je me suis enraciné sur cette terre de glace. Comment vais-je réagir au retour ? C’est une question qui me hante opposant l’affirmation qui tape dans mon crane avec la même intensité « Profite encore largement du temps qu’il te reste ». Une question pour l’avenir, une affirmation pour le moment présent qui définissent la dualité de mes tracas sans intérêt composant mon hivernage en ce début de mois de septembre, sous la neige.
Désir D’avenir
Publié le 7 juillet 2010 | 2 réactions
Encore une fois je cherche comment je vais introduire mon prochain article. Comment l’intituler, comment commencer ? Que vais-je raconter en premier ? Est-ce que tu as envie de lire mes états d’âme ? Quand tu lis ces lignes, est-ce que cela t’intéresse ? Chacun des hivernants blogueur alimente, raconte, affiche des sentiments des vécus qui lui son propre. Je ne suis pas vraiment à l’aise avec l’écriture quand il s’agit d’exprimer un ressentit. Tu l’as sans doute remarqué je préfère le support vidéo.
Pourquoi je m’adresse à toi en tutoyant ? Parce que je ne te connais pas. Je ne sais pas qui tu es alors que ces quelques lignes te permettent de me connaître en partie. Le « vous » serait de mise mais, le tutoiement me paraît beaucoup plus approprié. Après tous tu as entre tes mains une partie de mon intimité.
J’avais commencé une de mes vidéos en citant Jean Louis Etienne : « Des hommes s’y rendront toujours, car l’antarctique a cette force d’attraction des choses inaccessibles, qui appellent à s’engager avec passion. ». Citation offerte par ma soeur. Ce n’est pas mon premier blog, mais personne ne s’intéressait à mes aventures en Angleterre, sinon ma famille et mes amis (et encore …). Je reçois régulièrement des emails de ma famille, de la famille d’autre hivernants, d’ancien hivernants, de future hivernants, de rêveur … Le panel de lecteur est tellement divers que je ne peux conclure sur un réel intérêt pour mes masturbations mentales. Comment expliquer cela sinon une certaine attirance pour l’antarctique ?
Je me souviens très bien de mon état d’esprit avant de partir au pays de la glace. Je me suis forcé d’imaginé ma vie sur base. Je me suis projeté dans des tas de situations, des sentiments que pourraient me procurer cette endroit. Une fois sur place, je suis persuadé ne pas avoir vécu un seul des moments que je me suis imaginé. Comme si, la nature vierge du continent laissai place aux fantasmes les plus fou entretenu par un possible contacte avec lui.
Une fois sur place, l’imagination laisse place à la réalité. Les espaces prennent forment. Je comprends peu à peu les limites de ma position. Certes, il y a les ballades superbes avec ces énormes building naturelle en évolution constante que l’on nomme Iceberg, certes il y a des manchots mais je pense pas que l’infinité dans laquelle je plaçais beaucoup d’espoir avant de partir ne se trouve dans ces ressources.
Notre environnement par bien des aspects est vierge. Certains s’insurgeront, Dumont D’Urville est l’une des bases avec le plus de « ressources » à proximité. Ce n’est pas le cas de Concordia par exemple, cette base est entouré de blanc sans rien d’autre. Mais regardons ensemble cette aspect. Il est vierge d’argent, de publicités, de bruit, de voiture, d’amis, de facture, de magasins, … Il m’est d’ailleurs difficile de repenser à tous ces aspects et d’essayer d’en faire une liste. La fuite de ces aspects de la vie en métropole sonne comme une vérité à mes oreilles, au point de les oublier.
Mes parents m’ont demandé récemment si je trouvai bien ou mal d’avoir les emails à Dumont D’Urville. Outre l’aspect professionnel, je ne peux vraiment juger cette fonction de façon manichéenne. Les emails nous rattachent à notre vie en France. Dans une première approximation cela n’est pas sans intérêt surtout à l’autre bout du monde. Mais en ce lieu, ils nous lie avec notre vie continentale. Aucun détachement complet n’est possible.
Je me surprends jour après jour à penser de plus en plus à ma vie en France, à ce que je pourrais faire en rentrant. Comment vais-je organiser ma vie ? Quels seront mes priorités ? Vais-je vouloir (re)commencer à travailler ? Qu’est ce que je veux réellement. Je n’ai jamais pris autant de temps à penser à ces questions. En ce milieu d’hivernage elles ont une large place dans mes réflexions. Les étendus de possibilité reste importante. Je ne me donne pas de d’objectif sérieux, tous peux changer en peu de temps. Je suis flexible, un panel de possibilités m’est offert et ça me plait.
Pour réfléchir à mon avenir, j’ai un territoire vierge, je ne suis faiblement distrait de ces questions. Je peux créer mon avenir, loin de toutes idées parasites vendues par un bon marketing. Alors, toi lecteur inconnu qui lit cette note sur un territoire où tes sens sont artificiellement saturés, quel est ton désir d’avenir ?
Pour reflexion, la suite de la citation de Jean Louis Etienne est la suivante (Merci Marie) :
« A tous ceux qui rêvent d’y partir un jour , pour la science , pour travailler dans une station , ou pour l’aventure , je dis qu’on ne revient jamais le même d’un long séjour sur le continent blanc .
Dans cet univers sans repères, l’homme n’a pas d’autre issue que d’apprendre à s’apprivoiser lui même .
Quand on a oublié qu’il fait froid ; que le silence est infini, quand on s’est défait de l’agitation du monde , quand l’indispensable se réduit à peu de choses ….on sent grandir en soi le bonheur de l’harmonie , ce sentiment agréable où en toute sérénité on se sent bien là où l’on avait rêvé d’être. »
Je l’ai redécouverte après avoir écris cette note.
Nouvelles Dédicaces
Publié le 7 juillet 2010 | 3 réactions
Marion, une co-hivernante, compte faire une nouvelle émission radio « spéciale dédicaces » .
La date est encore à définir car elle préfère attendre un jour de mauvais temps pour être sur de l’audience.
Le principe c’est quoi ? Vous donnez le nom d’une chanson et de son interprète, avec éventuellement un petit message pour la personne à laquelle dédicacer le titre. La bibliothèque musicale de la base étant bien fournie.
0n a de grande chance de trouver les titres demandés.
Comment procéder ?
Il suffit de m’envoyer un email à bdenaeye@ifrtpddu.ifremer.fr si la dédicace ne me concerne pas.
Sinon, envoyé un email à mdebin@ifrtpddu.ifremer.fr qui organise l’émission, afin de garder un effet minimum de surprise !
Je vous tiendrais bien évidemment au jus des résultats.
Techniques
Publié le 19 juin 2010 | 1 réaction
Techniques from MaxiBapt on Vimeo.
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